À propos
Née le 24 septembre 1994 à Taza, au Maroc, Marya Semlali a grandi entourée par la nature, qui a nourri son imagination bien avant que l’art ne prenne place. La dentisterie est son métier, mais la création est devenue son langage.
Tout a commencé pendant le premier confinement. Elle a créé des œuvres éphémères, qu’elle laissait disparaître — une rébellion silencieuse contre l’idée de permanence. Si la pandémie devait s’arrêter, ses œuvres aussi. Rien n’est éternel, et cette pensée la réconfortait. Puis est venue la carpule d’anesthésie. D’abord simple outil fonctionnel, elle a peu à peu capté son attention. Sa transparence, sa précision, son relief, sa sobriété… Plus elle la tenait, plus elle en était fascinée. Elle a commencé à la voir autrement : à conserver les vides, à les assembler, à les laisser devenir autre chose. Des visages, des histoires, des émotions. L’obsession s’est installée, non plus pour l’objet, mais pour ce qu’il pouvait devenir. Ce n’était plus un déchet : c’était une possibilité. L’art est devenu son échappatoire, sa thérapie, son dialogue avec le monde. Aujourd’hui encore, elle joue, assemble, redonne vie à ces objets perdus et les laisse murmurer leurs histoires. La carpule d’anesthésie reste au cœur de tout : un témoin silencieux, une brique de construction, un langage entre elle et le monde.